summer in paris

PHOTOGRAPHY INSPIRED POETRY COMPETITION

Congratulations Vicky Farschon!

A blue metal and wood chair sits alone in a grassy field with trees in the background at dusk or night.

Vicky Farschon

Chaise : PuissanTe – Seule – Cou sur pattes

Seuil – Seule qui puisse Hanter mon soleil vert d’été. Ce soleil d’herbe coupée. Cet été Relocate, cartonné, mouvementé, imbibé de départ, d’arrivée.

CHAISE : Chante des berceuses, Se nourrit de la Terre, Pieds de fer enracinés, Nous tourne le dos, se laisse admirer.

VANITEUSE !

Bleue comme une herbe Vénusienne.

Vinyle – Mélaminé, comme dans la cuisine de mes Ainés.

J’lai bien connu cette Chaise, Chez moi, petite j’y devenais Grande déjà.

ÉGOïSTE ce trône se repose dans la nature, il fredonne un Prévert métallique vibrant dans sa chair. Chair. The Chair. This Chair. Chair de chaise.

Couple de signes, paille d’or, l’herbe chante une mesure – Frichement – poussée.

Au premier plan « La Chaise » ne sert à rien. Tout est vain.

En plan serré « La chaise » ne sert personne. Tout résonne.

Chaise corps qui me porte, me dévore. Rien ne sert à la chaise. Rien ne sert. Tout

m’oppresse - Cet été parisien comme les étés Prussiens. Rien ne serre, sauf son corps

sur la chaise qui enlace le mien.

C’est l’été à Paris, Amour frais de canicule, de ma bouche coule des envies, la distance me les ravit.

Assis ou debout sur sa chaise.

Absent Présent

à son aise

DISPARU

L’important n’est pas la chaise, sujet qui ne vaut rien, l’important c’est le refrain de ce matin d’été volatile et fugace qui m’a lié dans la fiction d’une réalité où vingt-quatre heures d’une éternité ont passées.

Hugo Jouxtel

Born in 1987, Hugo Jouxtel is a Paris-based director and photographer known for capturing live music in urban spaces. Blending documentary instinct with analog-inspired textures, his work explores the fragile line between fiction and reality, revealing something fleeting, uncanny, and quietly true.

“As a child, the word "photorealism" thrilled me. Since then I have unconsciously been chasing this striking "impression of reality" better mastered by the surrealists. To borrow from Robert Bresson, I only try to "show what, without [me], might never have been seen.”